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Le Championnat du monde de Beach Volley, une opportunité majeure de renforcement de capacités pour le sélectionneur togolais Robert Gadji

Le récent Championnat du monde de beach-volley ( 14 au 23 novembre 2025) a offert bien plus qu’un spectacle sportif planétaire. Pour le sélectionneur national togolais Robert Gadji, cette compétition a constitué un espace d’apprentissage privilégié, propice au perfectionnement de ses compétences techniques et pédagogiques auprès des spécialistes les plus aguerris de la discipline. Présent à Adélaïde aux côtés de ses deux joueurs, il a profité d’un environnement unique où convergent entraîneurs de haut niveau, experts techniques et encadreurs issus de grandes nations du volley-ball.

Souhaitant perfectionner son approche dans la gestion des athlètes d’élite, Robert Gadji a notamment travaillé avec ses homologues cubains et français, tous reconnus pour leur expertise accumulée sur plusieurs cycles internationaux. Les échanges ont été intenses, directs et sans complaisance. De l’avis unanime de ses camarades et instructeurs, une vérité essentielle s’impose : l’entraînement ne saurait remplacer la compétition. Selon eux, l’on peut consacrer « sept jours sur sept, cinq heures par jour » à la préparation technique et physique, mais si l’équipe ne participe à aucune compétition internationale, ces efforts restent sans portée réelle.

Cette conviction a été également soulignée par le président de la Fédération internationale de volleyball, Fabio Azevedo, venu encourager la délégation togolaise à Adélaïde. S’adressant au sélectionneur et à son équipe, il a lancé une recommandation claire : « Je suis fier de vous et de vos joueurs, mais il faut que le Togo participe à beaucoup de compétitions. Vous devez l’intégrer dans vos programmations. Avec ça vous verrez que vous irez loin. »

Durant les finales hommes et dames, Robert Gadji a été sollicité pour une mission spécifique : analyser techniquement les deux rencontres en tribunes et en tirer des conclusions exploitables. Ce travail, considéré comme exigeant, a été mené avec sérieux et rigueur, à la satisfaction de ses instructeurs internationaux qui ont salué la pertinence de son regard.

À l’heure du bilan, le sélectionneur national insiste sur l’enrichissement que représente cette immersion au sommet du beach-volley mondial. « Je suis très fier d’avoir pris part à ce championnat du monde en ma qualité de coach avec mes deux joueurs, mais j’ai été encore très heureux de profiter de la présence de coachs de haut niveau pour apprendre d’eux. Comme on le dit, on ne finit jamais d’apprendre », confie-t-il. Il rapporte par ailleurs un message qui lui a été répété sans détour par ses pairs : le Togo doit retourner à la Coupe du monde. « Tout le monde m’a répété que le Togo doit revenir à la coupe du monde parce que mes joueurs ont le potentiel. Il nous faut multiplier la participation aux compétitions internationales et j’espère que la Fédération togolaise de volleyball nous y aidera. »

Ce séjour australien pourrait donc constituer un tournant stratégique. Non seulement pour le staff technique, mais pour l’ensemble du projet du beach-volley togolais, appelé désormais à s’inscrire dans une dynamique internationale plus soutenue, afin de transformer les acquis techniques en performances durables.

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